Un questionnaire de douze pages ne te connaît pas mieux. Il te fatigue, il dilue les vraies réponses dans le bruit, et il transfère sur toi un travail qui est le mien.
01La rigueur de façade
Un long formulaire a l'air sérieux. Il rassure : « ils posent plein de questions, ils doivent être pros ». En réalité, il sert surtout à se protéger : si le projet dérape, on pourra pointer la case mal remplie. C'est de la couverture, pas de la compréhension.
02Trois questions suffisent
À qui tu parles. Ce que tu vends vraiment. Ce que tu refuses de ressembler. Le reste se déduit ou se découvre dans la conversation. Une marque ne sort pas d'un formulaire ; elle sort d'un échange où j'écoute autant ce que tu dis que la façon dont tu le dis.
Le bon brief tient sur une page parce qu'on a eu le courage de tout le reste enlever.
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03À qui revient le travail
Te faire remplir douze pages, c'est te demander de faire mon métier à ma place : hiérarchiser, trancher, formuler. Mon job, c'est justement de prendre ton flou et d'en sortir une direction nette. Si je te renvoie le flou sous forme de formulaire, je ne sers à rien. Tu repars avec un plan, ou avec rien : c'est moi qui dois faire le tri.
